Paganisme high tech
ou le cyber punk en tant qu’alchimiste moderne.
jeudi 21 décembre 2006, par aurora
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Paganisme high tech ou le cyber punk en tant qu’alchimiste moderne. La génération du baby boom a grandi dans un monde électronique d’allumage/réglage (des années soixante à soixante-dix) sur des chaînes de télé et des ordinateurs individuels. Les cyberpunks, qui ont grandi dans les années 80 et 90, ont développé de nouvelles métaphores, rituels, de nouveaux modes de vie, pour envisager l’univers de l’information. De plus en plus d’entre nous deviennent des alchimistes du numérique, des chamanes de la logiques floue. Il existe de nombreux parallèles entre la culture des alchimistes, et celle des cyberpunks adeptes des ordinateurs. Les deux exploitent la connaissance d’un arcane occulte, avec mots de puissance et de symboles secrets, et dont la majeure partie des gens ignorent l’existence. Les « symboles secrets » se composent des langages mathématiques et informatiques, alors que les « mots de puissance » guident les systèmes opérants de l’ordinateurs pour mettre en forme ces tâches de nature herculéenne.
Connaître la codification précise du nom d’un programme informatique donne l’accès à sa mise en oeuvre, qui transcende la difficile tâche musculaire ou mécanique de recherche. On retrouve des deux côtés apprentissage et rites d’initiation. On parvient au « triomphe psychique » des présences télépathes et des actions à distance par l’activation de cette fonction dans le sommaire du menu.
Les jeunes alchimistes numériques ont, à leur tableau de commandes, des outils d’une clarté et d’une puissance telle que leurs prédécesseurs n’auraient pas pu imaginer. Les écrans d’ordinateurs sont des miroirs magiques, qui re-présentent des réalités alternatives à différents degrés d’abstraction sur commande (invocation). La souris, ou le stylet de la tablette numérique, est comme la baguette magique qui canalise le bombardement des données sur l’écran d’affichage, et dirige la force créatrice des systèmes d’exploitation. Les vrilles des disques durs sont les pentacles transcrits au moyen de symboles complexes. Des tablettes terrestres pour recevoir des saisies de données « aériennes », et en résulte une électricité intellectuelle vrombissante des processeurs de programmation informatique. Les barrettes RAM de mémoire vive, sont littéralement une mémoire tampon (des fonds de régulation) ; le fluide, l’élément passif essentiellement apte à recevoir des empreintes et les retransmettre en les renvoyant.
les langages par icônes des programmations virtuelles sont un tarot, le résumé en images de toutes les possibilités, activement divinatoire de par leurs juxtapositions et leurs influences les unes sur les autres. C’est une Table Périodique des possibilités , forme occidentalisée du Yi Ching oriental. Les langages traditionnels de programmations informatiques qui sont orientés par les mots, comme FORTRAN, CORBOL et les autres, sont une forme primitive dégénérée de ces systèmes universels, ou les grimoire des corporations guidés par la plus-value.
Les sessions database détaillée de l’activité des systèmes opérationnels forment de façon microsystémique les cahiers akashiques. Au niveau macroscopique, la somme de connaissance du « monde en réseau », le réseau hypertexte global d’information en ligne qui s’incarne dans la capacité de stockage des disques cdroms et dans les aptitude de transmissions de données par les fibres optiques. La matrice cyberespace de William Gibson.
La transmutation personnelle (ecstasie de l’ultime sabordage) est le but masqué de ces deux systèmes. Le satori d’une communication harmonieuse homme-ordinateur, qui s’en suit de cette involution sans fin dans les méta niveaux de projection du Soi, c’est le tribut de l’immaculée conceptualisation et des mise en œuvre des idées.
L’universalité du 0 et du 1 tout le long de l’histoire de la magie et de la religion ; yin et yang, yoni et linguam, coupe et dague : se manifeste en notre ère par des signaux digitaux : les 2 bits étant sous-jacents à l’exécution de l’intégralité des programmes existant dans le monde, dans nos cerveaux et dans nos systèmes d’exploitation. En élargissant un peu, même la monade, symbole du changement et du Tao, est visuellement similaire à la superposition d’un 0 et d’un 1 de même que son axe central incurvé est étiré , de par l’action des forces centrifuges, à partir de la vitesse de rotation toujours croissante de la monade.